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Saint-Constant, d'hier à aujourd'hui
L'établissement des premiers colons s'effectue en 1725 par
l'ouverture de la concession Saint-Pierre. La mission de la Côte
Saint-Pierre (première appellation de la paroisse) débute
en 1750 par la construction d'une église et l'ouverture,
deux ans plus tard, des registres paroissiaux.

Commerce du forgeron-voiturier et fabricant
de cercueils, ARSÈNE PATENAUDE, vers 1910 (actuellement le
site du 249 de la rue Saint-Pierre).

Le rang Saint-Pierre était la concession centrale de la
seigneurie de Sault-Saint-Louis et se prolongeait dans la seigneurie
de LaSalle. En 1815, le rang Saint-Pierre portait le surnom « Black
Cattle Road », soit la route des trafiquants de bestiaux
de l'État de New York à Montréal.
Situé au centre de l'ancien comté La Prairie, le
village de Saint-Constant sera l'unique lieu de votation de 1829
à 1841. Des résidants seront témoins ou prendront
part aux rébellions de 1837-1838.
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Les structures administratives locales verront le jour à
Saint-Constant en 1845 par l'introduction de la municipalité
de paroisse et de la commission scolaire. Cependant, le vaste territoire
de la paroisse de Saint-Constant était déjà
subdivisé en faveur de Saint-Rémi (1840), de Saint-Édouard
(1833), et de Saint-Isidore (1833). Ce mouvement se poursuivra avec
Saint-Michel (1854), Saint-Mathieu (1919) et Sainte-Thérèse-de-Delson
(1932).

Gare du Grand Tronc (CN) à Saint-Constant
vers 1910

Saint-Constant entrera dans la modernité par la construction
des chemins de fer du CN et du CP dans le dernier quart du XIXe
siècle. L'électrification du village se produira vers
1918 et l'électrification rurale se complétera en
1939. La rue Saint-Pierre se prolongera, des montées des
Bouleaux et Sainte-Catherine, en direction du boulevard 9C (route
132) vers 1950. Depuis les années cinquante, l'essor de la
construction domiciliaire permet à Saint-Constant d'obtenir
le statut de ville en 1973.

Source : Yves Bellefleur, Fondation Royal-Roussillon pour la protection
du patrimoine
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